LE GLOSSAIRE LISSAC

Le vocabulaire optique vous semble flou ? Parcourez le glossaire Lissac pour tout savoir le monde de la vision !

A

Fonction permettant à l’oeil de voir les objets nettement : lorsque le regard passe d’un endroit à un autre, les yeux “s’accommodent”, c’est-à-dire qu’ils s’adaptent. Pour cela, le cristallin se déforme selon la distance.

Capacité qu’ont les yeux à voir les détails. L’ophtalmologiste l’évalue grâce à des tests (le fameux tableau de lettres !). L’acuité normale moyenne est de 10/10ème : on peut alors distinguer un objet de 7,3 mm à 5 m de distance.

Terme médical qui sert à désigner le suivi de la fonction visuelle : le médecin surveille et évalue (“gramme”) les défauts (“amblyo”) de la vue.

Synonyme de “basse vision”, c’est à dire d’une acuité visuelle très faible. Si l’amblyopie ne peut pas être corrigée par des lunettes de vue, elle peut être améliorée grâce à des aides optiques (loupes, télé-loupes…).

Système optique permettant de supprimer les reflets “parasites” (ceux des lampes par exemple) et d’augmenter la transparence du verre. Bien utile lorsque l’on travaille sur ordinateur ou pour la conduite de nuit.

Défaut visuel qui se traduit par une vision déformée des images, notamment des lignes. Par exemple, il peut amener à confondre des lettres proches, comme “H” et “M”. Il s’explique par des irrégularités de la courbure de la cornée ou du cristallin. On le corrige grâce des verres toriques.

Anomalie de la vision qui empêche la formation d’une image nette sur la rétine. La myopie, l’hypermétropie et l’astigmatisme sont des amétropies.

B

Maladie neurologique entraînant des contractions involontaires, imprévisibles et répétées des muscles des paupières.

C

Transformation du cristallin, qui perd peu à peu sa transparence naturelle. Ce phénomène, appelé “opacification”, peut être dû à l’âge, ou provoqué par une maladie. Lorsqu’elle entraîne une gêne importante, la cataracte se traite par chirurgie : on retire le cristallin pour le remplacer par un petit implant.

Sous ce terme général, on désigne en réalité trois degrés de déficience visuelle : profonde, quasi-totale et totale. Dans ce dernier cas seulement, l’oeil ne perçoit pas du tout la lumière, la cécité est alors absolue.

Muqueuse qui tapisse l’intérieur des paupières et tout l’extérieur des globes oculaires, sauf la cornée. Les enfants s’amusent à la retourner pour faire des grimaces ! Grâce à elle, notre oeil est en permanence lubrifié, ce qui le nettoie et le protège des agressions extérieures (poussières, gaz…).

Inflammation de la conjonctive. Elle peut être due à une allergie, un virus ou une bactérie. Elle provoque irritations, rougeurs, et autres picotements désagréables. Bénigne, elle guérit normalement en quelques jours. Sinon, il reste préférable de consulter un médecin.

Petite membrane, fine et transparente, qui recouvre tout le devant des globes oculaires. Composée de 5 couches, elle présente un aspect un peu saillant, bombé. A la manière d’un petit hublot, c’est elle qui laisse entrer la lumière dans les yeux.

Amélioration de l’acuité visuelle grâce à des verres optiques (lunettes, lentilles) qui compensent les défauts visuels. Le degré de correction nécessaire varie selon les personnes : l’ophtalmologiste l’évalue pendant la consultation et le mesure en dioptrie.

Lentille optique située derrière l’iris. Transparente comme le cristal, elle joue un rôle essentiel pour la vue : c’est elle qui assure la “mise au point” des images – pour la netteté, comme en photo ! – et les fait converger vers la rétine, où elles prennent forme.

Terme médical désignant un mal de tête (ou encore céphalée). Les céphalalgies peuvent apparaître en cas de troubles visuels comme l’astigmatisme, ou de fatigue oculaire.

Espace que l’oeil est capable de percevoir. Chez l’Homme, le champ de vision est de 180° environ.

Gouttes ophtalmiques qui permettent de traiter certaines affections oculaires, comme les conjonctivites. Un collyre peut être élaboré à base d’antihistaminiques (contre les allergies), d’antibiotiques (contre les infections) ou de corticoïdes (pour les pathologies les plus sévères).

D

Anomalie, d’origine génétique, qui se traduit par une perception troublée des couleurs. Par exemple : vision en noir et blanc, difficulté à distinguer le rouge, confusion du rouge et du vert, faible perception du bleu…

Maladie de l’oeil pouvant apparaître avec l’âge. Elle affecte le centre de la rétine, appelée la macula : cela entraîne une perte de la vision centrale, c’est-à-dire que la personne voit seulement sur les côtés (vision périphérique).

Système optique où chaque verre est divisé en deux foyers : un segment inférieur permet de bien voir de près ; le reste du verre corrige la vision de loin. Ce sont les ancêtres des verres progressifs.

Unité de mesure que l’ophtalmologiste utilise pour évaluer l’importance des défauts visuels. Ce nombre sert en même temps à définir la puissance de correction nécessaire pour chaque oeil, afin de fabriquer des verres ou des lentilles bien adaptés.

F

Couche permanente de larmes protégeant la surface de l’oeil des agressions extérieures (poussières, pollens…).

G

Maladie de l’oeil due à une augmentation de la pression à l’intérieur du globe oculaire, entraînant peu à peu la destruction du nerf optique. Cette affection met en danger le bon fonctionnement de la rétine. Selon les cas, le glaucome se soigne par médicament ou par chirurgie.

Ensemble formé par l’oeil et les muscles qui l’entourent. Chaque globe représente une sphère d’environ 25 mm de diamètre.

H

Défaut visuel se traduisant par une vue moins nette que la normale, surtout de près. Il est dû à un oeil trop petit ou pas assez puissant : au lieu de s’imprimer sur la rétine, les images se forment en arrière de celle-ci. L’hypermétropie se traite avec des verres convexes (forme bombée).

I

Petite membrane circulaire qui se contracte pour laisser rentre plus ou moins de lumière dans l’oeil : elle joue ainsi le rôle d’un diaphragme. S’il fait sombre, l’iris “s’ouvre” largement, et la pupille apparaît dilatée. Sa pigmentation détermine la couleur des yeux.

K

Inflammation ou infection de la cornée se manifestant par des douleurs oculaires, des larmoiements et une gêne à la lumière (photophobie). Les kératites ulcéreuses touchent les couches superficielles de la cornée et guérissent rapidement. Les kératites interstitielles sont quant à elles plus profondes et nécessitent un traitement fort, le plus souvent à base de corticoïdes.x.

L

Verre de contact que l’on applique directement sur la cornée. La plupart des défauts visuels peut être corrigée par les lentilles : myopie, astigmatisme, hypermétropie et presbytie. On distingue les lentilles rigides (ou flexibles) des lentilles souples (classiques ou jetables et journalières).

M

Nom donné à la zone centrale de la rétine. Directement exposée aux rayons lumineux, elle représente la partie de l’oeil où l’activité est maximale. Elle contribue notamment à fournir une vision précise des détails.

Déformations ou distorsions des images perçues. Par exemple, impression de voir comme à travers une chute d’eau. Les causes de ce trouble peuvent être très diverses : par prudence, il faut prendre l’avis d’un ophtalmologiste.

Système optique qui corrige la vision de près avec plus de profondeur que des verres classiques : jusqu’à une distance de 25 à 60 cm (zone de la vision dite “intermédiaire”). Ce qui évite aux presbytes de devoir regarder par-dessus leurs lunettes !

Défaut visuel qui se caractérise par une vision floue de loin. Il est dû à un oeil trop long ou trop puissant, qui forme les images en avant de la rétine. Elle se traite avec des verres de correction concaves (forme creusée).

N

Ce nerf en forme de cordon cylindrique relie la rétine de chaque oeil au cerveau. Il assure ainsi la “transmission” des images, sous forme d’influx nerveux. Il mesure environ 5 mm de diamètre et 35 à 55 mm de long..

O

Inflammation de la cornée, qui se traduit par une douleur à la vue de la lumière, une sensation de “grains de sable” dans les yeux, des paupières gonflées… Elle surprend les skieurs qui oublient leurs lunettes de protection solaire ! C’est “l’ophtalmie des neiges”. Mais si les troubles persistent au-delà de 24 heures, il faut consulter un médecin.

Vrai nom de celui que les enfants appellent le “médecin des yeux” ! Ce professionnel est spécialisé dans le traitement des affections de l’oeil et dans la correction des défauts visuels. Il peut également pratiquer les chirurgies correctives. A ne pas confondre avec l’opticien…

Professionnel qui conçoit les verres de correction, en fonction des informations de l’ordonnance de l’ophtalmologiste. Il conseille chaque porteur sur le choix d’une monture, vérifie que les verres sont bien dans l’axe une fois sur le nez, explique comment les entretenir et peut renseigner sur les troubles de la vue en général.

Cavités osseuses dans lesquelles se logent les yeux et qui les protègent.

Auxiliaire médical aidant au dépistage et à la rééducation des troubles visuels liés à une mauvaise coordination des mouvements oculaires, tel que le strabisme du nourrisson. C’est en quelque sorte le “kiné des yeux” !

P

Technique de chirurgie qui permet de soigner la cataracte. Elle consiste à extraire le cristallin : il est alors “fragmenté” grâce à un appareil à ultrasons (le phacoémulsificateur), aspiré, et immédiatement remplacé par un implant.

Défaut visuel qui se traduit par une difficulté à voir de près. Il s’explique par le vieillissement naturel du cristallin : en perdant de sa souplesse, celui-ci n’assure plus une accommodation performante. Ce qui oblige à reculer toujours plus le journal pour pouvoir le lire ! La presbytie se corrige très bien avec des verres adaptés.

Ouverture centrale de l’iris, par laquelle les rayons lumineux pénètrent dans l’oeil. Son diamètre varie en fonction de la luminosité, par exemple de l’éclairage, et suivant que l’oeil regarde de près ou de loin.

Les points de référence optiques désignent les repères situés sur les verres avant la taille. Ils permettent aux fabricants d’adapter la forme et la correction des verres à chaque patient.

R

Phénomène optique signifiant que la lumière change de direction ou de vitesse en traversant une matière. C’est le secret des lunettes ! En effet, en déviant les rayons, les verres optiques produisent la réfraction adaptée au défaut visuel de chacun.

Cette membrane nerveuse hypersensible tapisse l’intérieur du fond des yeux. Sur sa surface, se forment les images des objets : forme, lumière, couleurs, détails, mouvements… Toutes ces informations sont directement transmises au cerveau.

Complication possible du diabète, qui provoque de minuscules hémorragies des vaisseaux menant à la rétine. Elle doit être traitée afin d’éviter qu’elle ne mette en danger la vue.

S

Défaut visuel que l’on reconnaît au fait que les yeux ne regardent pas dans la même direction : les axes visuels ne sont plus parallèles. On distingue le strabisme convergent ou “loucherie” (un oeil ou les deux yeux regardent vers le centre du visage), le strabisme divergent (vers l’extérieur) et le strabisme vertical (en bas ou en haut).

Traitement de la surface des verres optiques, avant leur pose dans la monture des lunettes. Sa qualité garantit la précision et la performance de la correction.

V

Verres à base de silice, pratiquement inrayables, qui offrent une très grande qualité optique. Toutefois, ils peuvent se révéler lourds et fragiles en cas de chute. C’est pourquoi on leur préfère généralement les verres organiques.

Verres présentant une surface très lisse qui fait “fuir” l’eau (hydrophobie) : les gouttelettes glissent, et la condensation n’adhère pas, ou peu.

Verres nommés ainsi car leur forme est celle d’un verre dont le haut aurait été coupé. Ils ne servent que pour la vision de près, en particulier pour la lecture en cas de presbytie.

Verres en résine synthétique, appelée “résine polymérisée”. Ils présentent le grand avantage d’être extrêmement légers, beaucoup plus que les verres minéraux, et de résister aux chocs. Ils peuvent aussi être photochromatiques.

Verres changeant de couleur ! Grâce à de minuscules molécules sensibles à la température et au rayonnement ultraviolet, leur teinte fonce ou s’éclaircit en fonction du (beau) temps ou de la lumière ambiante.

Verres spécialement conçus afin de protéger contre l’éblouissement. Pour cela, ils filtrent la composante horizontale de la lumière et ne laissent passer que les rayons verticaux. Très utile pour le confort de conduite en cas d’ensoleillement, et les activités nautiques.

Verres ultra-résistants, ultra-légers, ultra-minces, filtrant 100% des UV… De haute technologie, ils présentent beaucoup d’atouts et se révèlent idéaux pour la pratique du sport.

Verres remplaçant les anciens verres à double foyer : plus de rupture optique ni esthétique entre la partie supérieure du verre (pour la vision de loin) et inférieure (vision de près). La puissance de la correction varie du haut vers le bas de manière progressive. D’où leur nom !

Contrairement aux verres doubles foyers, leur puissance est la même sur toute la surface. Ils servent à corriger la myopie, l’hypermétropie, l’astigmatisme ou la presbytie (verres demi-lune).

Verres de correction de l’astigmatisme. Leur courbure, non sphérique, compense exactement les déformations de la cornée qui, chez les astigmates, ressemble un peu à un ballon de rugby. En produisant simultanément des puissances de correction différentes, ils leur permettent de retrouver une vision nette, de près comme de loin.

Masse gélatineuse remplissant l’intérieur de l’oeil et qui représente 90 % de son volume. Transparent, le vitré n’est pas toujours uniforme et son apparence peut se modifier avec l’âge.

Zone du champ visuel qui permet de voir les objets sans les fixer directement. La vision périphérique est assurée par les bâtonnets (minuscules cellules de la rétine réagissant à la lumière).